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Culture et Formation / Témoignages enrichis / Témoignage de Raymond, retraité gradé formateur de surveillants pénitentiaires

Témoignage de Raymond

Après avoir travaillé pendant 28 ans au sein de l’Administration pénitentiaire, Raymond est aujourd’hui formateur. Découvrez son parcours inspirant et humain au sein du milieu carcéral !

C’est un métier très riche au niveau des relations humaines. Après tout, on gère de l’humain !

Découvrir le témoignage

Raymond, vous avez travaillé 28 ans au sein de l’Administration pénitentiaire. Comment avez-vous choisi cette voie ?

Après plusieurs contrats en intérim, j’ai décidé de me présenter à plusieurs concours pour trouver un emploi stable. J’ai eu la belle surprise d’obtenir celui de surveillant pénitentiaire du premier coup !

Je vivais dans le sud de la France et j’ai donc déménagé à Paris. Ce fut une grande découverte : celle d’une nouvelle ville et milieu carcéral. Une expérience que je ne regrette pas du tout puisque j’ai exercé dans ce domaine jusqu’à ma retraite.

Pourriez-vous nous parler du métier de surveillant pénitentiaire ?

J’ai commencé comme surveillant pénitentiaire. Pour la petite anecdote, on dit couramment que l’on commence “à l’étage”. En effet, j’étais affecté à un étage où se trouvaient les cellules des détenus. Je gérais leur quotidien : réveil le matin, distribution du petit-déjeuner, relève et distribution du courrier, accompagnement des départs en promenade, gestion des activités, etc.

Puis, vous avez passé des concours internes afin d’évoluer professionnellement…

Oui, après quelques années, j’ai décidé de passer des concours internes pour évoluer en termes de grade et donc de salaire. Suite à la réussite de certains d’entre eux, j’ai été muté. J’ai la chance d’avoir une famille et femme qui m’ont toujours soutenu et suivi.

En changeant de grade, j’ai eu de plus grandes responsabilités, jusqu’à gérer un bâtiment de 250 détenus. Le fait d’avoir de telles responsabilités était un choix pour moi. C’était vraiment valorisant.

Je me sentais acteur et décideur et non pas simplement “suiveur”. Je n’aurais jamais imaginé cela avant d’embrasser ce métier. J’ai terminé ma carrière comme gradé formateur. Cette fonction m’a permis d’accompagner les nouveaux surveillants mais aussi tous les intervenants susceptibles d’agir au sein des prisons. J’ai également eu le privilège de participer à certaines évolutions du métier.

Votre vocation est donc arrivée après avoir intégré l’Administration pénitentiaire. Et qu’avez-vous le plus apprécié dans votre travail ?

Ce que je retiens en premier lieu, c’est la richesse du métier ! On trouve tout type de profils en prison : de la personne en réelle souffrance à celle qui est dans la défiance ou dans la provocation. Puis, je dirais la diversité des tâches avec un changement d’étage et de planning fréquemment. Dans ce métier, il n’y a jamais de routine établie.

Les possibilités d’évolution sont aussi très attractives notamment avec le passage automatique à l’échelon supérieur (tous les deux ans en moyenne). Cela signifie une augmentation de salaire garantie régulièrement.

J’ai aussi beaucoup apprécié les responsabilités qui m’ont été confiées et se savoir décideur est très valorisant. Le fait d’avoir pu aider les autres (détenus comme des collègues ou des intervenants) a été très positif. La découverte de nombreux profils était riche humainement.

C’est un ensemble d’éléments très variés qui ont fait que j’ai aimé mon métier.

Quelles sont les possibilités d’évolution pour un surveillant pénitentiaire ?

Les possibilités d’évolution sont très nombreuses. Si l’on ne souhaite pas évoluer en termes de grade, il est toujours possible d’évoluer vers d’autres postes, d’autres établissements, etc. En fait, chaque personne définit le cadre du métier de surveillant pénitentiaire tel qu’il se le représente.

On trouve des surveillants le plus souvent “en étage” mais aussi sur divers postes : de journées, d’équipes, etc. On peut être également sur des postes dits “profilés” ou de spécialistes : maîtres-chiens, informatiques, administratifs, techniques, extractions judiciaires, chauffeurs, moniteurs de sports, formateurs, quartier des mineurs… ou avoir des fonctions supplémentaires : moniteurs de tir, formateur en secourisme…

Quelles sont les qualités requises pour exercer le métier de gardien de prison ?

Pour ce métier, on demande surtout un grand sens de l’observation, du travail en équipe et de la communication. Il faut aussi savoir faire preuve de mobilité.

Quels conseils donneriez-vous à nos élèves qui souhaitent exercer ce métier ?

Je recommande aux aspirants surveillants pénitentiaires d’être bien dans leur tête, d’avoir un bon mental. Il faut qu’ils sachent ce qu’ils veulent et qu’ils n’aient pas peur. Mon conseil est de ne pas se laisser influencer par les commentaires et les mises en garde des personnes qui ne sont pas du métier.

Le métier de surveillant pénitentiaire n’est pas facile, certes. Mais il n’est pas non plus aussi risqué que l’on s’imagine. C’est un métier très riche au niveau des relations humaines. Après tout, on gère de l’humain ! C’est aussi un métier en pleine transformation, qui s’adapte aux évolutions de la société et des technologies.

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