Entrer dans la Gendarmerie nationale sans le bac, dès 17 ans, et porter l’uniforme quelques mois plus tard : c’est ce que permet le statut de gendarme adjoint volontaire (GAV). Pour savoir comment devenir gendarme adjoint volontaire en 2026, mieux vaut s’appuyer sur le parcours officiel, car le recrutement a évolué et beaucoup de guides en ligne décrivent encore des étapes qui n’existent plus.
Chez Culture et Formation, nous préparons à distance aux concours de la sécurité : voici les conditions, la sélection et la formation, telles que la gendarmerie les présente aujourd’hui.
Devenir gendarme adjoint volontaire en bref
Pour devenir gendarme adjoint volontaire, il faut avoir entre 17 et 26 ans au dépôt de la candidature, être de nationalité française, avoir fait sa Journée défense et citoyenneté et être apte physiquement. Aucun diplôme n’est exigé pour la filière terrain. La sélection comprend des tests sur ordinateur, un entretien et une visite médicale, puis 13 semaines d’école.
Le recrutement a lieu toute l’année, sans concours à date fixe. Comptez environ 4 mois entre le dépôt de votre candidature et la convocation en école, selon la gendarmerie.
GAV terrain ou GAV de soutien : deux filières distinctes
Le gendarme adjoint sur le terrain, appelé GAV APJA (agent de police judiciaire adjoint), est l’équipier opérationnel des sous-officiers. Il sert en brigade, en peloton motorisé, en peloton de montagne, à la garde républicaine, au pôle judiciaire ou aux côtés des maîtres de chien. C’est la filière ouverte sans condition de diplôme.
Le gendarme adjoint de soutien, ou GAV EP (emploi particulier), est recruté pour un poste précis : mécanicien, secrétaire, comptable, électricien, plombier, cuisinier, assistant informaticien, conducteur, magasinier. Il doit détenir un CAP, un BEP ou une expérience professionnelle en rapport avec l’emploi. Pour les domaines « employé de bureau » et « télécommunications et informatique », le minimum est le bac ou un diplôme de niveau 4 dans la spécialité.
👉 Bon à savoir La gendarmerie autorise une double candidature. Si vous visez un poste de soutien mais que l’opérationnel vous attire aussi, vous pouvez candidater dans les deux filières et en parler lors de votre entretien.
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Les conditions pour devenir gendarme adjoint volontaire
Les conditions officielles sont courtes, mais chacune compte. Pour la filière terrain, vous devez remplir les critères suivants :
- être de nationalité française,
- être âgé de 17 ans au moins et de 26 ans au plus à la date de dépôt de la candidature,
- avoir accompli votre Journée défense et citoyenneté (JDC),
- jouir de vos droits civiques et présenter un comportement compatible avec les fonctions de militaire de la gendarmerie,
- être apte physiquement, ce que vérifie la visite médicale après la sélection.
Si vous êtes mineur, une autorisation de votre représentant légal est obligatoire. Les anciens militaires de carrière ou sous contrat ne doivent pas avoir été radiés ou rayés à l’issue d’un congé de reconversion.
Un point mérite d’être clarifié : la page officielle de recrutement ne mentionne aucune condition de taille, contrairement à ce qu’affirment encore certains guides. Fiez-vous aux conditions publiées par la gendarmerie.
La sélection, étape par étape
La sélection se déroule en deux phases éliminatoires, suivies d’une visite médicale. L’inscription se fait en ligne sur l’espace candidat de la gendarmerie, avec obligatoirement une pièce d’identité en cours de validité.
Les tests sur ordinateur
Vous êtes convoqué dans le centre de recrutement ou de sélection le plus proche de chez vous pour une session de tests sur ordinateur d’environ deux heures. Les résultats vous sont communiqués par courriel, dans les 24 heures selon la page officielle du parcours de candidature. C’est la phase d’admissibilité.
L’entretien avec le référent-recrutement
En cas de réussite, vous êtes convoqué pour une demi-journée avec un référent-recrutement. 48 heures avant, vous devez regarder une vidéo d’information sur le parcours, l’école et la vie de gendarme adjoint. Sur place, un échange en groupe permet de poser vos questions, puis un entretien individuel porte sur votre parcours et vos motivations. Vous remplissez aussi un questionnaire d’entretien, appelé bilan d’entretien de candidature.
Préparez vos documents : pièce d’identité, attestation de JDC, originaux de vos diplômes, permis de conduire si vous l’avez, fiche de renseignements administratifs reçue par mail et copie intégrale de votre acte de naissance de moins de trois mois.
❓ Le saviez-vous ? Le parcours décrit aujourd’hui par la gendarmerie ne comporte pas de lettre de motivation rédigée sur place. C’est le questionnaire d’entretien qui sert de support. Si un guide vous parle encore de lettre à écrire en 30 minutes, il décrit l’ancien format.
La visite médicale
La dernière étape est une visite auprès d’un médecin militaire, le seul habilité à la faire passer. Trois issues sont possibles : apte sans restriction, inapte temporaire (vous êtes reconvoqué plus tard) ou inapte définitif. Dans ce dernier cas, vous disposez de deux mois pour un recours administratif ou une demande de sur-expertise auprès du centre médical des armées.
En cas d’échec, tout n’est pas perdu. Vous pouvez redéposer une candidature 6 mois après un échec aux tests, et un an après un échec aux entretiens.
La formation en école puis en unité
Une fois admis, vous devenez élève gendarme adjoint. La formation en école dure 13 semaines pour la filière terrain : entraînement physique militaire, exercices pratiques, connaissances judiciaires, sécurité et maniement des armes. La gendarmerie prévient elle-même que l’enseignement est intense.
Vous êtes ensuite affecté selon vos résultats et les postes proposés, sous la responsabilité d’un tuteur pendant 12 semaines. Votre contrat est renouvelable jusqu’à six ans maximum. Après la formation, vous pouvez demander le diplôme d’adjoint de sécurité intérieure, homologué au niveau 3 (équivalent CAP-BEP).
Pour la filière de soutien, la formation dure trois semaines en école ou en région, suivie de six semaines avec un tuteur dans votre unité d’affectation.
Le physique compte dès l’école, même si la sélection ne comporte pas d’épreuve sportive. C’est le conseil que donne Adrien Raffault, le coach sportif qui accompagne nos élèves des concours de la sécurité :
💬 Témoignage d’expert Culture et Formation
« Un métier comme celui-ci demande de la rigueur et une bonne préparation. La réussite ne s’improvise pas, elle se réfléchit et elle se prépare. »
Adrien Raffault, coach sportif diplômé d’État · Lire le témoignage d’Adrien
Et après : un tremplin vers la carrière de sous-officier
Le statut de GAV est un contrat, pas une fin en soi. Après au moins un an de service au 1er janvier de l’année du concours et avec le diplôme de gendarme adjoint, vous pouvez passer le concours interne de sous-officier sans condition de diplôme. Les GAV terrain peuvent même se présenter au concours interne et au concours externe.
D’autres portes s’ouvrent aussi. Le deuxième concours interne de gardien-brigadier de police municipale est réservé, entre autres, aux volontaires des armées servant dans la gendarmerie qui justifient de deux ans de fonctions. Pour découvrir le quotidien du métier et ses évolutions, consultez notre fiche métier de gendarme adjoint volontaire.
Icham, élève de Culture et Formation, a suivi le chemin du concours de sous-officier. Son conseil vaut aussi pour la sélection GAV :
💬 Témoignage d’élève Culture et Formation
« Très régulier dans ma progression, je me suis fixé des objectifs pour y arriver, même si parfois, c’était juste étudier une heure par jour. Je pense que la régularité est la clé du succès car cela permet de garder la motivation. »
Icham, élève en préparation au concours de sous-officier de gendarmerie · Lire le témoignage d’Icham
Se préparer à la sélection
Aucun diplôme n’est demandé, mais la sélection reste exigeante : maîtrise du français, capacité à comprendre un texte, motivation argumentée devant un référent. Notre préparation à distance pour devenir gendarme adjoint volontaire couvre la connaissance de la gendarmerie, le français, la culture générale, la méthodologie de l’entretien et un programme d’entraînement physique. Elle se suit à votre rythme, sur papier et en ligne.
💬 Témoignage d’élève Culture et Formation
« Je trouve ce parcours très complet. Les supports (livres, e-learning…) sont facilement accessibles pour tous, même pour les personnes comme moi en reconversion professionnelle. L’équipe pédagogique, la hotline sont toujours disponibles et sympathiques (…). »
Géraldine B., élève de Culture et Formation · Lire l’avis de Géraldine
Pour comparer avec les autres concours de la sécurité et de l’administration, retrouvez toutes nos formations de la fonction publique.
Nos réponses à vos questions : devenir gendarme adjoint volontaire
Peut-on devenir gendarme adjoint volontaire sans diplôme ?
Oui, pour la filière terrain (GAV APJA), aucun diplôme n’est exigé. La filière de soutien (GAV EP) demande en revanche un CAP, un BEP ou une expérience liée à l’emploi, voire le bac pour certains domaines.
Quel est l'âge pour devenir gendarme adjoint volontaire ?
Il faut avoir 17 ans au moins et 26 ans au plus à la date de dépôt de la candidature. Les candidats mineurs doivent fournir une autorisation de leur représentant légal.
Y a-t-il des épreuves sportives pour devenir GAV ?
Le parcours officiel ne comporte pas d’épreuve sportive notée : tests sur ordinateur, entretien, puis visite médicale. L’entraînement physique est en revanche intense dès l’école, il vaut donc mieux arriver préparé.
Combien de temps dure le contrat de gendarme adjoint ?
Le contrat est renouvelable jusqu’à une durée de six ans maximum. Après un an de service, le concours interne de sous-officier devient accessible sans diplôme.
Ce qu’il faut retenir
Devenir gendarme adjoint volontaire reste l’une des voies les plus directes pour entrer en gendarmerie : pas de diplôme pour la filière terrain, un recrutement toute l’année et environ quatre mois avant l’école. Préparez sérieusement les tests et l’entretien, entretenez votre condition physique et gardez en tête l’étape suivante : le concours de sous-officier, accessible en interne dès un an de service.
